Du 12 au 15 aout 2026, l’équipe de Women Success s’est rendue à Goré dans le cadre d’une mission de suivi du projet « DIAN KOUM KÖ : Femmes autonomes, communautés fortes », soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans le cadre du Fonds « La Francophonie avec Elles ». Cette mission a permis de rencontrer les autorités locales, les partenaires et surtout les femmes bénéficiaires dans les cinq villages ciblés par le projet.
Une mission pour suivre, écouter et comprendre
Une mission de suivi est avant tout un moment de proximité avec le terrain.
À Goré, notre équipe est allée à la rencontre de celles et ceux qui participent à la mise en œuvre du projet afin de faire le point sur les activités, d’observer les avancées, d’identifier les difficultés rencontrées et de recueillir les attentes des bénéficiaires.
Le projet DIAN KOUM KÖ – Femmes autonomes, communautés fortes vise à renforcer l’autonomisation économique et sociale des femmes vulnérables à travers la formation, le développement d’activités génératrices de revenus, l’agriculture, la transformation des produits locaux et l’accès aux opportunités économiques.
À Goré, 100 femmes bénéficient directement du projet, dont la moitié sont des femmes réfugiées. Cette intervention s’inscrit dans un contexte où les femmes dépendent largement de l’agriculture, tout en faisant face à des difficultés d’accès aux ressources techniques et financières nécessaires au développement de leur production.
Un dialogue renforcé avec les autorités locales
La mission a débuté par une rencontre avec les autorités administratives du département.
L’équipe de Women Success a été reçue par M. Rodolphe Rokoula, Préfet du Département de Goré, et M. Ali Warou, Secrétaire Général du Département. Les échanges ont porté sur la mise en œuvre du projet, son évolution et les enjeux liés à son ancrage dans le territoire.
L’implication des autorités locales constitue un élément important de la mise en œuvre du projet. Le projet prévoit notamment leur contribution pour faciliter l’accès aux terres cultivables et créer un environnement favorable au déroulement des activités.
Cette rencontre a ainsi permis de maintenir un dialogue régulier avec les acteurs institutionnels du territoire et de renforcer leur appropriation des objectifs du projet.
Un partenariat précieux avec le HCR
La mission s’est également poursuivie avec une rencontre avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
L’équipe de Women Success a échangé avec Mme Nantenin Conde, Cheffe de Bureau a.i., ainsi qu’avec l’équipe Livelihood du HCR.
Cette rencontre a été l’occasion de faire le point sur l’intervention, mais également d’exprimer notre reconnaissance pour l’accompagnement apporté par le HCR depuis le début du projet.
Le HCR a notamment joué un rôle important dans les démarches ayant permis de négocier et de mobiliser les terres cultivables nécessaires aux activités agricoles des bénéficiaires.
Cet appui a été particulièrement précieux dans un contexte où l’accès aux ressources productives constitue l’un des principaux défis rencontrés par les femmes rurales. Le projet prévoit justement de renforcer la production agricole des bénéficiaires de Goré et de développer des activités de transformation des produits agricoles.
Au-delà de cet accompagnement concret, les échanges ont également été marqués par des encouragements de la part de Mme Nantene Konde, qui a salué l’engagement de jeunes femmes mobilisées pour l’autonomisation d’autres femmes et exprimé son souhait de voir cette dynamique continuer à grandir.
51 hectares mobilisés pour 100 femmes
Le temps fort de la mission a été la visite des activités agricoles dans les cinq villages concernés par le projet : Betolo, Begonro, Beureuh, Doholo 1 et Mbikou.
Sur le terrain, l’équipe a pu constater le travail déjà réalisé par les femmes et échanger directement avec elles sur leurs expériences depuis le démarrage des activités.
Au total, 51 hectares de terres ont été mobilisés pour 100 femmes dans le cadre des activités agricoles.
Derrière ces chiffres se trouvent des journées de travail, des efforts collectifs, des apprentissages, mais aussi beaucoup d’espoir. Les femmes rencontrées ont partagé leur enthousiasme face aux perspectives offertes par le projet, tout en faisant part des difficultés auxquelles elles sont confrontées.
Ces échanges sont essentiels pour une mission de suivi : ils permettent de ne pas mesurer uniquement ce qui a été réalisé, mais aussi de comprendre comment les activités sont vécues par les premières concernées.
Le projet prévoit notamment des formations sur les techniques agricoles modernes, la distribution d’intrants agricoles et un accompagnement destiné à renforcer durablement les activités génératrices de revenus.
Des femmes engagées, des communautés mobilisées
Au fil des visites, une même réalité s’est imposée : la détermination des femmes est au cœur de la dynamique du projet.
Malgré les difficultés, elles avancent, travaillent leurs parcelles et se projettent déjà vers les prochaines étapes.
Cette mobilisation ne se fait cependant pas seules. Dans les cinq villages visités, les communautés ont également montré leur disponibilité à accompagner les femmes dans leurs activités.
Cette implication communautaire est essentielle pour favoriser l’appropriation du projet et créer les conditions nécessaires à la pérennisation des résultats. Le projet a d’ailleurs été conçu dans une logique participative, en s’appuyant sur les besoins exprimés par les femmes et sur la collaboration avec les acteurs locaux.
L’espoir d’une récolte à la hauteur des efforts
Au terme de cette mission, une attente particulière demeure : celle de voir les récoltes être à la hauteur du travail accompli.
Les 51 hectares mobilisés représentent bien plus qu’une superficie. Ils symbolisent une opportunité pour 100 femmes de renforcer leurs moyens de subsistance, d’accroître leur autonomie économique et de construire de nouvelles perspectives pour leurs familles.
Pour Women Success, cette mission est aussi un rappel de l’importance de rester au plus près du terrain.
Suivre un projet, c’est observer les progrès, écouter les difficultés, recueillir la parole des bénéficiaires et, lorsque cela est nécessaire, adapter son action.
C’est surtout avancer avec les femmes, et non simplement pour elles.
Nous saluons la force, le courage et la détermination des femmes rencontrées à Betolo, Begonro, Beureuh, Doholo 1 et Mbikou.
Nous remercions également les communautés de ces villages pour leur mobilisation, les autorités locales pour leur disponibilité, ainsi que le HCR pour son accompagnement précieux depuis le début de cette initiative.
La route est encore longue, mais sur le terrain, les premières graines sont déjà semées.
À propos de DIAN KOUM KÖ
DIAN KOUM KÖ : Femmes autonomes, communautés fortes est un projet mis en œuvre à Goré et N’Djaména avec pour objectif de renforcer l’autonomisation économique et sociale de femmes en situation de vulnérabilité.
À travers la formation, l’accompagnement entrepreneurial, l’agriculture, la transformation des produits locaux et la facilitation de l’accès aux marchés et aux financements, le projet entend contribuer à la création de moyens de subsistance durables pour les bénéficiaires.
Le projet est soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans le cadre du Fonds « La Francophonie avec Elles ».



















